FICHE TECHNIQUE

Auteur : Joseph Kochmann
Éditions : autoédition
Genre : fantastique, horreur, mystère
Nombre de pages : 445
Coût : 5,49€ (Kindle)
Date de publication : avril 2023 (réédition)

PITCH

Le roman débute par une scène choc. Deux adolescents, Pierre et Antoine. Ils minent on ne sait pas trop quoi, au milieu du désert. Une tâche aussi inutile qu’épuisante… Et là, sans prévenir, Antoine se transforme en monstre, il gobe son copain, et se fait à son tour exploser la cervelle par un cow-boy aux cheveux rouges, Mute.

Le tableau est planté !

Mute est guidé par une mystérieuse voix jusqu’au lycée Vile. Là, dans l’étrange établissement, on suit les tribulations d’ados, tous plus atypiques les uns que les autres (dont Antoine !) qui tentent de découvrir ce qui se trame entre des surveillants à cran, des punitions disproportionnées, des professeurs déshumanisés et des robots guépards tueurs.

MON AVIS

Quand j’ai commencé ma lecture, je me suis demandée dans quel monde je venais d’atterrir. Les vingt ou trente premières pages ont été difficiles : trop de violence pour pas grand-chose, beaucoup de personnages, un fil rouge pas forcément facile à comprendre (pourquoi Antoine est en vie ?).

J’ai persévéré. Plus je lisais, plus j’accrochais à l’ambiance complétement loufoque du roman. Les événements se suivent à un rythme infernal. Tout s’enchaîne, c’est fluide et ça donne envie de continuer à tourner les pages. J’ai dévoré le livre ! Exactement comme les personnages. Ils n’ont aucun répit ! Jusqu’à une fin où tout prend sens. Vous savez que je ne divulgue jamais trop de détails, vous devrez donc me croire sur parole.

Il y a énormément de personnages. Ils viennent et partent. Apparaissent, meurent et reviennent. Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Pourtant, je ne le note pas comme un défaut ici, car cela participe au chaos ambiant du lycée Vile.

Mute, le personnage titre, n’est pas le plus présent. Mais c’est le plus notable. Muet (d’où son pseudo), il ne s’intéresse qu’au présent. Il n’a pas de mémoire du passé, et encore moins de mémoire immédiate. Du coup, il n’a peur de rien, et tout lui paraît nouveau. Normal, vu qu’il ne possède aucun cadre de référence !

La seule critique que je ferais, ce serait sur des passages inutilement violents, et poussés à l’extrême de la bêtise humaine. Le message était déjà très bien passé, et ça va un peu trop loin. Frisant parfois la caricature. C’est aussi ce qui fait tout le charme de la plume de l’auteur. Pas de demi-mesure !

À noter que Mute est le premier opus d’un cycle, « La Trilogie des Singes de la Bêtise ». Dont les mondes sont ensuite explorés par l’héroïne d’un seconde cycle « Les Chroniques d’Inspiterre ». Alors si vous aimez le style déjanté de Joseph Kochmann, vous aurez de quoi vous régaler !

Merci à l’auteur pour sa confiance et ce service presse via @simplementpro.

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